Le pédiatre est un médecin spécialiste de l’enfant, de la naissance à l’adolescence, avec une limite qui varie selon les sources entre 15 ans et 18 ans. Il assure la prévention, le dépistage, le diagnostic et le traitement des pathologies infantiles, tout en suivant la croissance, le développement psychomoteur et certaines dimensions psychologiques.
Le parcours pour devenir pédiatre passe par des études de médecine longues, soit environ 11 années après le baccalauréat, puis par l’obtention du DES de pédiatrie. Les données de la réforme MMOP montrent que l’accès débute désormais par le PASS ou la LAS, après la suppression de la PACES et du numerus clausus, remplacé par le numerus apertus. Pour aller plus loin, les sections suivantes détaillent chaque étape de ce cursus.
Comment devenir pédiatre en France ?
Devenir pédiatre en France suppose d’obtenir un diplôme de médecin puis une spécialisation complète en pédiatrie. Le métier couvre le suivi des nourrissons, des enfants et des adolescents, avec des actes de prévention, des vaccinations, des diagnostics courants et la prise en charge de maladies chroniques.
Le cursus repose sur trois cycles universitaires et hospitaliers. Les sources spécialisées indiquent une durée globale d’environ 11 ans après le bac, avec une entrée par PASS ou LAS depuis la réforme des études de santé. Pour aller plus loin, il est utile d’examiner d’abord la durée et l’organisation concrète des études.
Combien d’années d’études faut-il pour devenir pédiatre ?
Les études de pédiatrie s’inscrivent dans le cadre général des études médicales. Elles comprennent un premier cycle, un deuxième cycle, puis un troisième cycle spécialisé, avec validation universitaire et hospitalière à chaque étape.
Dans le schéma le plus courant, la durée atteint environ 11 années après le bac. Cette estimation regroupe 6 ans avant l’accès au troisième cycle, puis l’internat de spécialité et la soutenance de thèse. Pour aller plus loin, les sous-parties suivantes détaillent le contenu de ces premières années.
Accéder aux études de médecine via le PASS ou la LAS
Le PASS et la LAS ont remplacé l’ancienne PACES dans le cadre de la réforme MMOP. Le numerus clausus a également disparu au profit du numerus apertus, avec un nombre de places fixé par les universités selon leurs capacités et les besoins du système de santé.
Le PASS correspond à un parcours d’accès spécifique santé. La LAS associe une licence disciplinaire à une option santé, avec des modalités d’admission qui peuvent inclure des écrits et des oraux selon les universités. Pour aller plus loin, il faut ensuite comprendre le contenu du premier cycle médical.
Valider le premier cycle et le diplôme de formation générale en sciences médicales
Le premier cycle dure en principe 3 ans et conduit au DFGSM, diplôme de formation générale en sciences médicales, de niveau licence. Cette phase regroupe des enseignements fondamentaux en biologie, anatomie, physiologie et sémiologie, ainsi que les premiers stages.
Cette étape pose les bases scientifiques et cliniques nécessaires à la suite des études. Elle permet aussi de découvrir les premiers environnements de soin, avec une approche progressive du patient et du fonctionnement hospitalier. Pour aller plus loin, le deuxième cycle marque l’entrée dans la pratique clinique régulière.
Effectuer l’externat et obtenir le diplôme de formation approfondie en sciences médicales
L’externat constitue le deuxième cycle des études médicales et s’étend généralement sur 3 ans. Il conduit au DFASM, diplôme de formation approfondie en sciences médicales, avec une activité clinique plus soutenue à l’hôpital.
Durant cette période, l’étudiant acquiert un statut hospitalier et participe aux stages dans différents services. Il développe son raisonnement diagnostique, apprend les examens cliniques et prépare les évaluations nationales qui conditionnent l’accès au troisième cycle. Pour aller plus loin, la spécialisation en pédiatrie dépend précisément de ces épreuves.
Quelles sont les étapes pour se spécialiser en pédiatrie ?
La spécialisation en pédiatrie intervient après les six premières années de médecine. Elle repose sur des évaluations nationales, sur le choix d’une spécialité, puis sur un internat dédié à la prise en charge médicale de l’enfant.
Ce parcours reste exigeant, car il combine examens, stages et validation universitaire. Les données récentes montrent aussi que la fin des ECNi a laissé place aux EDN et aux ECOS, qui structurent désormais l’accès au troisième cycle. Pour aller plus loin, un aperçu chronologique clarifie le chemin à suivre.
Réussir les EDN et les ECOS pour accéder au troisième cycle
Les EDN sont les épreuves dématérialisées nationales. Les ECOS, examens cliniques objectifs structurés, évaluent quant à eux les compétences pratiques et la capacité à gérer une situation clinique standardisée.
Ces dispositifs remplacent les anciennes épreuves classantes nationales informatisées. Les résultats servent à l’orientation en troisième cycle avec d’autres éléments de parcours, selon les modalités définies par la réforme des études médicales. Pour aller plus loin, il faut ensuite regarder le contenu concret de l’internat de pédiatrie.
Choisir l’internat de pédiatrie et suivre le DES de pédiatrie
L’internat de pédiatrie correspond au troisième cycle spécialisé. Il conduit au DES de pédiatrie, diplôme indispensable pour exercer comme spécialiste de l’enfant en France.
La formation alterne stages hospitaliers, gardes, enseignements théoriques et responsabilités cliniques croissantes. Elle expose à des domaines variés comme la néonatologie, les urgences pédiatriques, le suivi du développement, les pathologies infectieuses et la prise en charge des maladies chroniques. Pour aller plus loin, la thèse marque la dernière grande formalité universitaire du parcours.

Soutenir sa thèse et obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine
La thèse de doctorat en médecine reste une condition nécessaire pour obtenir le diplôme d’État. Elle intervient à l’issue du cursus médical, après la validation du parcours de spécialité.
Ce diplôme, combiné au DES de pédiatrie, permet l’inscription et l’exercice professionnel. Il ressort des sources consultées qu’un pédiatre peut ensuite travailler à l’hôpital, en clinique, en cabinet ou dans des structures médico-éducatives. Pour aller plus loin, la question de l’entrée en internat mérite un éclairage spécifique.
Que faut-il faire pour entrer en internat de pédiatrie ?
Entrer en internat de pédiatrie suppose d’avoir validé le deuxième cycle et de disposer d’un dossier permettant l’accès au troisième cycle. Le choix de la spécialité dépend des résultats aux EDN, des ECOS et des autres modalités de classement ou de parcours prévues par les textes en vigueur.
Le nombre de postes ouverts varie selon les années et les subdivisions universitaires. Le candidat doit donc arbitrer entre spécialité, ville de formation et niveau de sélectivité, avec un contexte de besoins réels puisque la pédiatrie figure parmi les spécialités en tension d’après le CIDJ et d’autres sources d’orientation. Pour aller plus loin, il faut aussi mesurer les compétences concrètes attendues sur le terrain.
Quelles qualités et compétences demande le métier de pédiatre ?
Le métier de pédiatre demande des compétences médicales solides et des aptitudes relationnelles spécifiques. L’examen d’un nourrisson, d’un enfant ou d’un adolescent impose d’adapter le langage, l’observation clinique et parfois les gestes à l’âge du patient.
Les missions quotidiennes sont larges, du suivi de croissance aux vaccinations, en passant par le dépistage et la coordination avec d’autres professionnels. Les données de DeuxièmeAvis rappellent aussi l’existence de 20 consultations obligatoires de la naissance à 16 ans, prises en charge à 100 % par l’Assurance maladie, ce qui renforce le rôle préventif du spécialiste. Pour aller plus loin, les compétences techniques et humaines peuvent être distinguées clairement.

Peut-on exercer la pédiatrie en libéral immédiatement après l’internat ?
L’exercice libéral devient possible une fois le DES de pédiatrie validé et la thèse soutenue, puisque le médecin peut alors obtenir le diplôme d’État de docteur en médecine. Juridiquement, l’installation peut donc intervenir à l’issue du cursus, sous réserve des formalités professionnelles habituelles.
Dans les faits, plusieurs jeunes spécialistes choisissent d’abord des remplacements, un poste salarié ou une activité mixte. La pratique hospitalière reste importante, puisque 54 % des pédiatres travaillent à l’hôpital selon L’Étudiant, tandis que Hellowork signale des semaines pouvant dépasser 50 heures avec des astreintes fréquentes. Pour aller plus loin, il faut regarder les voies d’exercice et les débouchés concrets.
La rémunération varie fortement selon le statut, l’expérience et le lieu d’exercice. Le CIDJ mentionne pour l’hôpital ou la clinique une base pouvant aller jusqu’à 4 500 à 5 000 € brut par mois, tandis qu’Indeed évoque un salaire moyen de base d’environ 4 300 € nets mensuels.
Ces chiffres doivent être lus avec prudence, car les écarts entre activité salariée et libérale restent importants. Les sources consultées indiquent aussi une tension de recrutement et des besoins persistants, ce qui peut ouvrir des perspectives dans les hôpitaux, les cliniques, les cabinets et certaines structures de prévention. Pour aller plus loin, la FAQ ci-dessous répond aux points pratiques les plus recherchés.
Quelle FAQ connaître avant de devenir pédiatre ?
Le parcours dure généralement environ 11 ans après le baccalauréat. Cette durée inclut les études médicales, l’accès au troisième cycle, l’internat de pédiatrie et la soutenance de la thèse.
Un bac général avec un bon niveau scientifique reste le plus cohérent pour préparer le PASS ou la LAS. Les spécialités scientifiques facilitent ensuite l’entrée dans les études de médecine.
Oui, la LAS constitue une autre voie d’accès aux études médicales. Les modalités exactes varient selon les universités, mais le passage par une voie d’accès santé reste obligatoire.
Les sources d’orientation et d’emploi signalent une spécialité en déficit de praticiens. Cette tension concerne surtout certains territoires et certains modes d’exercice, notamment l’hôpital.
L’exercice libéral est possible après la validation du DES de pédiatrie et de la thèse. Dans la pratique, beaucoup de jeunes pédiatres commencent par des remplacements ou un poste salarié avant une installation.
Le parcours pour devenir pédiatre repose sur une logique claire, études médicales générales, évaluations nationales, puis spécialisation complète en pédiatrie. Les choix d’exercice, eux, restent plus ouverts qu’il n’y paraît, entre hôpital, remplacements, cabinet et sur-spécialisations.
Les données disponibles montrent aussi un double constat, une formation longue et sélective, mais un besoin réel de praticiens. Cet écart entre exigence du cursus et tension de recrutement éclaire utilement la place de la pédiatrie dans le système de soins actuel.










